Prends ce que t’as à prendre car personne te le donnera. Voilà un peu le résumé de l’état d’esprit qui règne dans le rap et dans le monde en général. Je crois réellement que le rap est la musique qui reflète le plus la société, et ce, depuis sa création, cette musique a su s’adapter et c’est pour ça qu’elle est encre présente dans nos écouteurs et que c’est la musique la plus écoutée de France. Le rap est la musique des entrepreneurs.

Toujours plus d’argent dans le rap

C’est bien connu les rappeurs aiment bien montrer leur argent, enfin ça, c’était avant… C’est vrai que le gangsta rap qui était très mit en avant au début des années 2000 était très démonstratif sur ce sujet. Mais aujourd’hui il est toujours présent d’une manière moins ostentatoire. Par exemple, dans le son Champs-Élysées de SCH, nous voyons le rappeur dans un bel endroit (qui ressemble à une suite des grands hôtels des Champs-Élysées), il se balade à bord d’une belle voiture et l’on voit quelques « faux » billets sur une table au milieu de bouteille de grey goose qui est une marque de vodka connue pour son prix très élevé. Dans la chanson, il dit qu’il ne loue pas l’appartement, les voitures… etc, ce qui prouve qu’il veut montrer sa réussite et l’argent gagné. Et bien sûr le titre : Champs-Élysées, c’est pour encore une fois montrer qu’il a beaucoup d’argent, car il veut dire qu’il vit sur les Champs ou le prix moyen du m2 est de 13480 €. Ce n’est bien sûr pas le seul rappeur à parler d’argent dans ses chansons.
Mais quel rapport avec l’entreprenariat allez-vous me dire ? Si vous ne voyez pas le rapport entre l’argent et l’entreprenariat, je crois qu’il vaut mieux ne pas que vous vous lanciez en tant qu’entrepreneur. Je vais quand même vous expliquer (désolé pour ceux qui suivent)… Le but d’un entrepreneur est de faire le maximum de bénéfices ! C’est bon, c’est clair pour tout le monde. Alors oui il y a des entrepreneurs pour qui le but ultime n’est pas l’argent, pour certain c’est de coloniser Mars #ElonMusk, mais même l’entrepreneur, qui veut coloniser le système solaire a besoin d’argent pour le faire et il l’a bien comprit.

L’hymne à la réussite

Il fut un temps pas si lointain, ou les rappeurs voulaient rester dans l’ombre, et ne surtout pas dire qu’ils avaient « réussi », comme si c’était une sorte de maladie mortelle. En fait, dans les années 90, le rap était surtout une musique contestataire, et si l’on devait « riche » avec le rap l’on devenait ce que l’on critiquait, l’opulence pour les plus riches, et les pauvres encore plus pauvre, bref vous avez compris, pourquoi les rappeurs gardait cela secret.
De nos jours, le rap a tellement de courants que l’underground est bien resté dans l’ombre alors que la trap par exemple, est en plein dans la lumière avec l’envie de hurler au monde que faire de la musique permet d’avoir une indépendance financière, qui permet de voyager, et vivre sans s’imposer le très connu métro, boulot, dodo.
Beaucoup de rappeurs disent qu’ils préfèrent rapper la réussite que de se plaindre, se morfondre sur une enfance compliquée, et je ne peux que valider ces propos.
Le lien avec l’entrepreneur est évident cette fois, lorsque l’on créé une entreprise, c’est qu’on croit en sa capacité à séduire des clients. Nous souhaitons la réussite du lancement d’un produit, nous souhaitons voir l’entreprise grandir.
D’ailleurs, beaucoup de rappeurs préfèrent créer leur propre label pour avoir la main sur leur art, plutôt que d’être produit par des groupes comme Sony. Cela prouve bien l’esprit entrepreneurial qui règne dans le rap.

La culture des chiffres de ventes

Lorsqu’un rappeur sort un album, c’est un peu comme lorsqu’une start-up lance un produit, ils sont tous deux focalisés sur les chiffres de ventes. C’est un peu la différence entre un rappeur et un autre chanteur. Nous n’entendons jamais ou très peu les autres artistes se vanter des chiffres de ventes. Dans le rap, c’est une obsession, il faut avoir plus vendu que « la concurrence » et d’ailleurs les rappeurs se clashent souvent sur ce sujet. J’ai vendu plus que toi, et je suis meilleur que toi, j’ai fait 3 millions et toi seulement deux.

Toujours être numéro 1

Parfois, on dirait des gamins, mais en fait, c’est exactement ce que font toutes les entreprises du monde. Tous les concurrents d’un même secteur sont les numéros 1, tellement qu’à par moment, je me demande si les consommateurs sont plus cons les uns que les autres. En ce moment, ce sont les sites de paris sportifs qui sont tous numéros 1, en voici quelques exemples : PMU.fr, 1er site de paris en ligne en volume d’enjeux (maintenant, il suffit de savoir comment il mesure l’enjeu, l’enjeu pour qui, le parieur ou les sportifs…), Betclic, pariez sur le meilleur (Le meilleur mais pas le numéro un, enfin c’est la même chose, en pus là il y a un double sens, pariez sur le meilleur… Site de paris en ligne et pariez sur le meilleur… Tennisman connard sinon tu vas perdre ta mise, enfin fait comme tu veux, dans tous les cas, on gagne.).
Et ça a toujours était comme ça dans le monde de l’entreprise, nous sommes les meilleurs, les plus forts, plus blanc que blanc… Toujours plus, pour avoir toujours plus de clients. Et même si chez tous les artistes ça doit être un peu le cas c’est très exacerbé chez les rappeurs.

La gestion de la concurrence

Le rappeur gère sa carrière comme une entreprise, il y a le petit artisan du coin qui fait sa bien en famille ou avec des amis (Demi Portion), il y a la petite PME qui travaille dur pour rivaliser avec les grands groupes (Soprano), et il y a les entreprises du CAC40 qui écrase toujours le gros de la concurrence grâce à la publicité et la diversification de leurs activités (Booba).
Et dans le rap comme en économie, les concurrents se mènent parfois des guerres sanglantes. Il y a eu les morts de Tupac et Biggie (bien que nous ne savons pas trop ce qu’il s’est réellement passé), il y a eu des bagarres entre Booba et La Fouine, il y a eu des dommages collatéraux de Rohff chez Booba…
Dans le monde de l’entreprise, la concurrence déloyale est devenue tellement normale que dans les grands groupes il y a des budget alloués aux paiements des hypothétique amendes, et s’il n’y a pas d’amendes ou moins que prévu, c’est le pactole pour les actionnaires 😉
En fait, il n’y a rien d’étonnant à ce qu’une musique venant des états unis soit très capitaliste, c’est le pays du capitalisme.

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